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Ce site est consacré à la diffusion des enseignements du professeur Yéchayahou Leibovitz.

Y.LEIBOVITZ

 

 

 

 

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                Textes scientifiques, épistémologiques,...

 

 

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Quelques détails et extraits de textes scientifiques et épistémologiques proposés à l'étude :

1- La Vie

2- Evolution et hérédité

3- Entre science et philosophie

 

 

 

1.LA VIE

Encyclopédie hébraïque, vol 17, 1965

 

Dans cet article, Leibovitz recense entre autre les critères par lesquels les scientifiques tentèrent et tentent - en vain - de fournir une définition précise, unique et exhaustive du vivant. 

 

Extrait :

Ainsi, à son insu, voire contre son gré, le rapport qu'il entretient avec la vie et les êtres vivants cesse d'être un simple objet de savoir et de connaissance – mode sur lequel il connaît en revanche le monde inanimé – pour se teinter d'une connotation en terme de valeur ; alors que sa propre implication dans le processus vital fait de ce dispositif le fait central et décisif de sa propre existence et de son propre vécu.

La distinction entre vivant et inanimé, dans la perception première de l'homme, ne dépend en rien ni de la connaissance ni de la compréhension qu'il se fait de la nature de la vie ; en matière de perception première sa connaissance et sa compréhension ne l'influencent d'ailleurs même pas. Les impressions, les associations et les jugements de valeur spécifiques qui s'éveillent en un homme lorsque celui-ci se retrouve confronté au phénomène de la vie dans un corps donné existent déjà avant qu'il ne se pose la question : "Sur quoi nous appuyons nous pour attribuer à tel ou tel corps cette faculté que l'on appelle vie ?". Le même rapport psychologique à ce même phénomène (la vie) continue d'exister une fois épuisés tous les efforts, toutes les tentatives et tous les échecs pour répondre à cette question.

On distingue deux aspects dans toute approche ou toute étude approfondie de la vie : l'intérêt pour la signification de la vie telle qu'elle se reflète dans notre conscience et dans le regard que nous portons sur nous même – qui relève de la philosophie ; l'examen de la vie en tant que phénomène du monde matériel se prêtant à la description objective à l'aide des termes et des concepts propres aux sciences naturelles – examen qui ne repose sur aucune hypothèse métaphysique et n'implique aucun axiome de départ quant à l'éventuelle capacité ou incapacité de la description objective et scientifique de la vie à en résumer toute la teneur ou toute la nature. La grande distinction, première et fondamentale, que l'homme opère dans l'ensemble de la réalité naturelle – la distinction entre vivant et inanimé – demeure, indépendamment des conclusions de l'examen scientifique ; il s'agit d'une nécessité psychologique dont l'homme ne peut s'extraire. Toutefois, il reste extrêmement intéressant d'éclaircir la question suivante : cette distinction n'est-elle que le fruit de différences objectives propres aux réalités vivante et inanimée formulables dans les termes des sciences naturelles, ou provient-elle de l'intuition humaine, laquelle échappe aux catégories de la réflexion scientifique ? De la réponse à cette question dépend l'évaluation du statut de la biologie en tant que branche de la recherche en physicochimie de la réalité naturelle, ou comme discipline en tant que telle.

 *

  

  

2.EVOLUTION ET HEREDITE 

                                       PREMIERS ELEMENTS 

 

Extraits :

 

Chapitre 1

La vie et les mécanismes actifs du vivant

 

p12

D'éminents biologistes, à la tête desquels l'un des plus grands spécialiste de la discipline toutes générations confondues, Claude Bernard, qui fut l'un des fondateurs de la biologie moderne, prétendent que la biologie («science de la vie»), en tant que discipline scientifique – à la différence donc de la philosophie – ne s'occupe pas de la «vie», car elle ne sait pas ce que c'est, mais de recherche scientifique appliquée appliqués aux phénomènes et processus observables dans le vivant ou dans les mécanismes qui sont à l'œuvre dans le vivant.

  

 

Chapitre 2

Qu'est-ce que l'évolution ?

 

p13

(…) On peut dire que l'évolution est la vie même de l'organisme et non pas l'un des phénomènes relatifs à sa vie.

(…)

Nous l'utilisons [le terme «évolution»] pour appréhender la réalité sociale et historique, nous parlons d'évolution culturelle, technique, scientifique et même d'évolution morale, d'évolution des croyances et ainsi de suite. Mais il faut toujours rappeler que l'origine de ce concept d'évolution provient exclusivement de l'observation du vivant, que dans tous les débats propres aux autres domaines de la réalité, sociale ou intellectuelle, il fait office d'emprunt, on se réfère par analogie à l'usage de ce concept en biologie.

(…)

 

p14

Une chose est claire dès le départ, l'évolution est un processus dans lequel le changement d'une chose s'opère. Ce qui vient d'être dit n'est a priori rien d'autre qu'une tautologie, tout processus constituant, en tant que processus, le changement d'une chose. Si rien ne change, rien ne se produit. L'évolution est un changement, mais tout changement ne sera pas qualifié d'évolution. Présentons l'une en face de l'autre deux cas de figure. Cette table, devant laquelle je suis assis, est un objet au sujet duquel je sais comme tout autre homme qu'il n'a pas existé de tout temps mais seulement à partir d'une certaine date. Il est possible que cette date me soit inconnue, mais je sais pertinemment qu'il fut un jour avant lequel cette table n'appartenait pas à la réalité et à partir duquel elle exista. Toutefois, la matière à partir de laquelle cette table fut faite existe depuis la nuit des temps/la précéda. La table est composée de molécules de matériaux divers,

(...)

 

  • bois + bûches +... = table

  • nourrisson + évolution = jeune homme

 

p15

(…)

L'évolution est une modification provenant de facteurs inhérents à la chose elle même qui se modifie.

 

(…) En revanche, le vivant se modifie sous nos yeux véritablement par lui même.

 

p16

(…) Nous sommes là confrontés à un autre aspect propre au concept d'évolution : c'est un processus nécessaire, un processus qui s'impose de par la nature même du sujet de l'évolution et qui s'impose à ce même sujet.

 

 

Chapitre 3

La vie en tant qu'évolution. Évolution et formation

 

p18

(…) l'organisme se développe depuis le stade embryonnaire, par certains stades de croissance et de développement de sa structure

 

 Chapitre 4

L'hérédité en tant que boussole de l'évolution

 

(…)

p24

L'appartenance d'un être vivant à l'espèce humaine provient d'un (ou plusieurs) élément(s) héréditaire(s) commun(s) à tous les individus du genre humain et nul facteur extérieur ne saurait provoquer le fait que des parents humains engendrent une créature qui ne le soit pas, ni celui selon lequel le rejeton d'un couple non humain serait humain. Toutefois, il existe dans le cadre de

 

 

Chapitre 5

Évolution du vivant et évolution de la vie

 

p26

(…) Mais ici, a priori, nous découvrons une étonnante contradiction : si l'hérédité est au fondement de la persistance de l'existence de chaque espèce vivante que nous connaissons effectivement, en revanche, en ce qui concerne la vie dans son ensemble, l'hérédité s'avère au fondement de toute modification, de tout changement et de toute formation de nouvelles formes de vie à partir de celles qui les ont précédées et qui se sont transformées au cours des générations. Partant, la recherche appliquée à l'hérédité - la génétique – se doit d'expliquer une chose et son contraire : la persistance des phénomènes vivants et leurs modifications.

  

  

  

Chapitre 6

Le père et la mère dans l'embryogenèse

 

Certains héritent et transmettent, d'autres héritent sans transmettre,

transmettent sans hériter ou ni n'héritent ni ne transmettent.

Michna, Baba Batra 8,1

 

Nous commencerons notre propos sur la théorie de l'évolution par un rapide tour d'horizon historique. Depuis la nuit des temps les hommes méditent sur ce fait – peut-être le plus marquant dans la réalité humaine, surtout pour l'un de ses détails : l'existence de la chaîne des générations dépend de l'accouplement des deux sexes (ou pour le dire dans les termes de Adler, des deux ---). Le phénomène n'est certes pas généralisable à l'ensemble du monde vivant, même si la majorité des non-spécialistes pensent le contraire ; nous connaissons en effet certaines branches de végétaux ou d'animaux chez lesquels on ne trouve aucun processus reproductif. Mais le monde vivant, que nous connaissons davantage et qui importe davantage pour la simple raison que nous en faisons partie, repose entièrement sur le processus de reproduction qui dépend de l'accouplement mâle et femelle.

Les premiers à avoir développé en la matière une réflexion que l'on pourrait qualifier de scientifique, ce sont les grecs. Comment l'être humain -à partir de ses père et mère- se forme-t-il ? La question pourrait parfaitement se poser pour n'importe quelle autre créature. Se forme-t-il à partir des deux à la fois ? Ou alors, totalement ou en partie, à partir d'un seul d'entre eux ? A moins que certaines facultés lui viennent de son père et d'autres de sa mère ? Cette dernière éventualité paraît plus plausible aux yeux du profane. Ainsi disons-nous parfois : «Untel a hérité de la couleur des yeux de son père, sa mère avait les yeux d'une autre couleur ; en revanche il a le nez de sa mère, pas de son père». Toutefois, avec ce type d'approche nous ne parviendrons jamais à l'élaboration du moindre principe ni à la découverte d'une quelconque régularité. A une époque où les mécanismes de l'hérédité et de l'évolution étaient totalement inconnus, le premier théoricien de la biologie, Aristote, tenta il y a 2300 de fournir une explication méthodologique liée à l'association des deux sexes dans la formation du vivant. (...)

 

 

Chapitre 7

Préformation et épigenèse

 

 Chapitre 8

Concepts de base de la génétique moderne

  

Chapitre 9

Facultés héréditaires / acquises

  

Chapitre 10

Phénotype et génotype

  

Chapitre 11

Les chromosomes – porteurs de gènes

Mitose et méiose

 

 Chapitre 12

Les gènes et la biosynthèse du vivant

  

Chapitre 13

Le code génétique

  

Chapitre 14

Gènes et enzymes

 

Chapitre 15

La génétique explique-t-elle la probabilité ?

 

Chapitre 16

Deux univers

 

*

 

 

3.Articles parus dans

Entre science et philosophie :

 

 

Vie et sciences naturelles

L'organisme

Le concept d'organisme en biologie

La biologie

La physiologie de la biologie

Du réductionnisme en biologie

 

L'évolution

Darwinisme

De la parution de L'Origine des espèces en hébreu

Darwin, Newton, Copernic

 

L'hérédité explique-t-elle l'évolution

L'asymétrie de la nature vivante

Evolution ou création

 

Corps et esprit

Le cerveau

La psychologie - une science ?

Le cerveau et la conscience

 

Science, valeurs et religion

De la science et de la morale

Quantité et qualité

 

 

Personnalités

Démocrite

Lamarck et le lamarckisme

Goethe et les sciences naturelles

        F. Xavier Bichat

        Rodolphe Agassiz

        Claude Bernard

Hermann von Helmholtz

Paul Erlich

Wilhelm Ostwald

Richard Willstätter

Arthur Eddington

Niels Bohr

Grandes figures juives des sciences naturelles

 

Qu'est-ce-que le génie juif ?

Le temps dans la physique moderne